Ce 21 janvier 2023, le chantier de l’orgue a poursuivi ses aventures. L’équipe des Tuyaux s’est rassemblée dans l’église Saint-Victor pour continuer le travail de restauration de l’orgue du village datant de 1890.
Toutefois, cette fois-ci, le chantier n’était pas ouvert au public. Cela permet de temps en temps aux bénévoles de ce projet de pouvoir avancer davantage et de manière plus concentrée sur le travail de restauration entrepris. Retrouvez nos dates de chantiers ouverts sur notre page événements.

Plusieurs groupes de travail !
Encore une fois, pour une meilleure organisation, le chef d’orchestre de notre chantier, Olivier Mondy, a proposé aux membres des Tuyaux de travailler en différents groupes sur différents ateliers. Ces différents ateliers étaient variés et tout aussi importants les uns des autres et concernaient :
La console
Consiste dans le démontage, minutieux et pièce par pièce, de cette pièce de l’orgue qui fait le lien entre le clavier et l’orgue.
Le clavier
Suite de l’entretien et restauration du clavier qui avait été démonté lors du chantier ouvert précédent, devant vos yeux.
L’abrégé
Découverte, nettoyage et entretien de cette pièce importante dans l’orgue qui permet de propager les commandes du clavier jusqu’au sommier !
La mécanique
Début du remontage des pièces formant la mécanique sous le sommier : installation des sabres de registres, des barres d’équerres et des premières vergettes!
Découvrons d’un peu plus près ces différents chantiers !
La console en démontage.






Réel travail de minutie mais travail plus que nécessaire. La console doit être complètement démontée afin de pouvoir réviser chacune des pièces qui en forment la mécanique ! La console, c’est cette espèce de carcasse sur laquelle viennent se poser le clavier (avec les touches) mais aussi les tirants de registres !
Pièce maitresse de l’orgue car c’est principalement ce que le public voit en observant l’organiste jouer, elle a également le rôle de transmettre ce qui est joué au clavier en communiquant directement avec l’abrégé, qui joue un rôle de propagation de la mécanique sur toute la largeur du sommier, ainsi que l’activation / désactivation des tirants de registres.
Chaque pièce est ensuite dépoussiérée, nettoyée, retraitée et rangée précieusement en attendant le jour du remontage.
Le clavier, suite et fin de l’entretien.
Le clavier est une pièce importante de l’instrument. C’est grâce à elle que l’organiste peut jouer de nombreux airs simplement en appuyant sur les touches. Avec les années, celui-ci s’est encrassé, usé et empoussiéré vachement !
Le travail a donc consisté au démontage couche par couche du clavier afin d’accéder à chacune des parties qui le compose. Chaque touche est alors nettoyée et retraitée, les feutres sont remplacés par de nouveaux pour une meilleure acoustique et toute la boiserie est recouverte d’un traitement nourrissant.
Pour l’histoire : l’orgue Schyven de Petigny, est composé d’un seul et unique clavier composé lui-même de 56 touches. Contrairement à d’autre orgues pouvant compter jusqu’à 7 claviers.











L’abrégé : découverte du jour !
Il est évident que pouvoir participer à un chantier tel que celui de la restauration d’un orgue est une sacrée aubaine et que chacun d’entre nous en ressortira un peu plus grandi. La preuve encore avec la découverte de cette pièce appelée : l’abrégé.
Mais à quoi sert-elle dans l’orgue ? Nous avons la console d’un coté, sur laquelle l’organiste joue avec les mains et les pieds sur un espace de +/- 70cm. Derrière lui, se trouve le sommier, pièce maîtresse qui supporte toutes les chapes de registres sur lesquelles sont déposés les tuyaux, qui fait plus ou moins 4m de large.
L’abrégé est ainsi la pièce mécanique qui sert à répéter le mécanisme enclenché sur ces premiers 70cm sur toute la largeur de l’orgue ! Il est composé des rouleaux d’abrégé, sur lesquels se trouvent des bras d’abrégé, et ceux-ci sont maintenus sur la planche par ce que l’on appelle les crapeaudines.
Toute la pièce a été entretenue, les mécanismes ont été huilés par le principe d’absorption par capillarité, et l’ensemble a été stocké bien soigneusement : à l’horizontale!
La mécanique reprend sa place !
Lors de la dernière journée de chantier ouvert, les visiteurs de fin de journée ont eu l’occasion d’assister à la remise en place du sommier sur la charpente de l’orgue. Si ce moment était déjà magique, après avoir travaillé plusieurs heures sur cette pièce maîtresse… ce samedi, un autre moment fort a eu lieu : la mise en place des premières pièces mécaniques !
Ainsi, les montants de l’orgue ont été replacés laissant imaginer la hauteur finale de l’instrument, ce qui est super impressionnant!… ensuite, ce sont les sabres de registres qui ont été replacés au centre du sommier ! Ceux-ci permettront de basculer entre les différents registres selon les désidératas de l’organiste.
Une fois cela en place, Olivier Mondy a enchaîné avec les barres d’équerres. Placées sous le sommier, elles sont minutieusement associées aux tout nouveaux mécanismes du sommier fraichement refaits! Ces équerres, une fois actionnées, serviront alors à tirer sur le roseau qui pince la boursette, permettant ainsi à la soupape de se soulever et laisser l’air s’échapper vers les chapes et les tuyaux! Ces équerres sont alors reliées entre elles avec de fins bandeaux de bois très fragiles appelés vergettes.








Et la suite, c’est pour quand ?
Le parrainage de tuyaux est toujours possible, pour plus d’informations, rendez-vous sur la page « Participez » ou bien contactez-nous si les informations ne vous semblent pas assez claires.
Nos prochaines journées de chantiers ouverts, elles, sont disponibles sur notre page : événement.
Et nous vous invitons à la prochaine journée de chantier ouvert qui aura lieu le 25 février 2023.

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